Facture d’electricite :


La comprendre et eviter les pieges

Depuis le 1er janvier 2016, les clients disposant d’un contrat d’énergie avec une puissance souscrite > 36 kVA doivent choisir une offre de marché.

Les contrats sont à renouveler tous les 1, 2 ou 3 ans.

Cette renégociation est l’occasion d’adapter les caractéristiques du contrat au profil du site.

Pour revenir aux fondamentaux, il existe actuellement 4 types de contrat d’électricité sur le marché :

  1. le Tarif Bleu : Mono 240V ou Tri 400V – Puissance souscrite <36 kVA
  2. L’ex Tarif Jaune : Tri 400 V  – Puissance souscrite <252 kVA
  3. L’ex Tarif Vert A (A5, A8) : Tri 20 kV (HTA) – Puissance souscrite >250 kW
  4. L’ex Tarif Vert B et C : Tri 63 kV à 225 kV (HTB) – Puissance souscrite >250 kW

Afin de comprendre votre facture d’électricité, sachez qu’elle est composée de divers éléments :

  • La fourniture d’énergie (électrons)
  • Le transport d’énergie (acheminement)
  • Les taxes (CSPE, CTA, taxes locales)
  • Les pénalités éventuelles (réactifs – dépassement)

1. Etape essentielle : vérifier les caractéristiques de votre contrat
Les caractéristiques de votre contrat (éléments fixés dans le cadre de l’offre de marché et les éléments encadrés) sont à adapter au profil de consommation de votre site.

2. Evaluez votre puissance souscrite
Une puissance Souscrite surdimensionnée génère une prime fixe trop importante (à évaluer).

L’adaptation des puissances souscrites (pour chaque plage temporelle) permet de limiter les dépassements de puissance souscrite.

3. Vérifiez l’ensemble de vos équipements électroniques
Certains équipements électroniques (variateurs de vitesse, hacheurs, …) génèrent une pollution harmonique sur le réseau, qui peut détériorer des équipements sensibles.

4. Anticipez le mécanisme de capacité
Le mécanisme de capacité introduit des jours PP1 depuis 2017

  • Cas du calcul réel : pendant ces jours l’énergie est facturée beaucoup plus cher
  • Cas du forfait : pas d’impact de la consommation réelle ces jours-là, l’impact est forfaitisé sur la base de l’historique.

 

Quelles sont les solutions pour optimiser ma facture d’électricité ?

En adaptant la puissance souscrite
Comme nous l’avons évoqué précédemment, il est essentiel de connaître son profil de consommation pour adapter la puissance souscrite :

  • Les données de consommation sont disponibles auprès du distributeur (Enedis, ELD,…) si la puissance est > 250 kVA sous la forme de Top 10 min.
  • L’analyse de ces données permet d’adapter la puissance souscrite sur le site
  • En cas d’indisponibilité des Top 10 min, exploitez les factures des années précédentes
  • L’objectif du dimensionnement est d’éviter les dépassements

 

Par l’amélioration de la qualité courant
En cas de facturation de réactif ou de pannes fréquentes sur des équipements, il faut analyser la qualité du courant :

  • Les factures précisent la valeur de tan φ sur la période, ce qui permet de dimensionner la taille des batteries de condensateurs à installer
  • Le coût de mise en place des batteries définit le temps de retour
  • Si le site est soumis à plusieurs régimes de fonctionnement, une analyse peut être nécessaire (enregistrement avec analyseur de réseau) : elle permettra de définir plus finement les éléments à mettre en place (batteries de condensateurs, filtres, …)
  • En cas de mesures, analysez également le taux de pollution Harmonique (qui pourraient détériorer les batteries de condensateurs)

Par un système de délestage lors des jours de pointe PP1
Le coût du kWh dépend de la période de consommation, pour optimiser la facture :

  • Différez au maximum les consommations pendant les heures les moins chères
  • Mettre en place du délestage (mettre à l’arrêt des équipements à forte inertie) pendant les heures de Pointe et Heures Creuses
  • Limitez au maximum les consommations en heures de Pointe, si possible de manière automatisée

Facturation réelle du coût de la capacité :

  • Le coût de la capacité est lié à la Puissance Moyenne appelée sur les jours PP1 : ce mode de calcul est donc à retenir si une partie des installations peut fonctionner en mode réduit

 

Par l’optimisation de la fiscalité énergétique

La fiscalité de l’électricité, des produits gaziers et pétroliers en France est encadrée par le droit communautaire : directives européennes 2003/96/CE du 27 octobre 2003 et 2008/118/CE du 16 décembre 2008.

Les taxes peuvent représenter 35 à 40% de la facture TTC ! On comprend ainsi mieux l’importance d’optimiser ce poste dans l’ensemble des secteurs.
Nous aborderons dans le détail ce thème lors d’un prochain article.

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