PERIODE DE CHAUFFE – 4 ASTUCES SIMPLES POUR REDUIRE VOTRE CONSOMMATION ENERGETIQUE

Nos experts vous délivrent ici 4 astuces simples à mettre en pratique lors des périodes de chauffe.

Il existe souvent des solutions simples et efficaces pour réduire votre consommation énergétique. Les avez-vous toutes mises en pratique ?

1-Planifiez

Créez une check-list des paramètres à optimiser en chaufferie par grand froid.

Vérifiez la qualité d’eau du réseau de chauffage, les filtres, l’équilibrage, la présence d’air dans les réseaux : autant de points de contrôle qui, s’ils ne sont pas gérés suffisamment en amont, peuvent se transformer en véritable cauchemar.

2-Optimisez les réduits

Contrairement à une fausse idée reçue, l’énergie liée à la remise en confort du chauffage le lundi matin est inférieure par rapport aux économies de la nuit. Nos mesures le confirment.

Le réduit permet de limiter le besoin de chauffage tout en évitant de descendre trop bas en température d’ambiance (généralement 12°C), notamment pour éviter tout risque de condensation sur le plancher ou les murs.

3-Impliquez davantage les occupants

Nos positions de travail très statiques ne facilitent pas le ressenti de confort thermique en hiver. Il est important de faire comprendre la distinction entre « j’ai froid », qui traduit une perception du confort par rapport aux conditions ambiantes, à l’activité physique, au métabolisme, et « il fait froid » qui traduit un problème de chauffage.

Pour cela des thermomètres à fins pédagogiques avec affichage sont utiles à mettre en place dans les bureaux.

4-Retour en fonctionnement nominal

Si des points de consigne ont été modifiés sur vos régulations ou si vous avez mis à disposition quelques convecteurs électriques d’appoint, il ne faut pas oublier de planifier un retour à la situation normale pour ne pas constater de dérives importantes sur les factures.

Analysons ces pratiques dans le détail …

La première étape consiste, bien sûr, à analyser quotidiennement sa consommation énergétique ; disposer d’une télé-relève facilite grandement la tâche, sinon il faudra effectuer des relevés d’index pour mieux piloter ses équipements.

 

Création d’une check-list des paramètres à optimiser en chaufferie

Avec le réchauffement climatique, nous assistons à de plus en plus de semaines anormalement chaudes, suivies de semaines anormalement froides. Cela implique un pilotage plus délicat des installations.

Les exploitants jonglent souvent avec les réglages pour arriver à « caler » le bâtiment. Il est important de leur demander de tracer les modifications effectuées et de créer 2 procédures écrites, voir 3, de réglage du bâtiment : une pour l’hiver, une pour l’été, et voire une pour la mi-saison. Sur ces fiches il faudra retrouver l’ensemble des points de contrôle et des réglages à appliquer à chaque période de l’année (exemple : position vannes change-over, paramétrage free cooling CTA à activer ou désactiver selon la saison, etc.).

 

Contrairement à une fausse idée reçue, le réduit de chauffage permet de réelles économies de l’ordre de 20% sur votre chauffage (énergie nécessaire à la remontée en température le matin comprise)

La facture énergétique globale augmente chaque année, mais il est facilement possible de la réduire de 20% en appliquant des réduits. D’ailleurs, le saviez-vous ? C’est une obligation inscrite dans le Code de la Construction et de l’Habitation :

Article R*131-21 Code de la Construction et de l’Habitation

 

Les équipements sont dimensionnés pour fonctionner suivant une température de -5°C à -10°C en période de chauffe ; les bureaux d’études rajoutent à cela +20% afin de permettre la relance du bâtiment à la suite d’un arrêt.

La remise en fonction du chauffage en confort n’est donc bien souvent pas un problème, à condition de veiller à optimiser les horaires (par exemple remise en service plus tôt le lundi matin que les autres jours de la semaine). L’objectif est d’éviter d’avoir des phénomènes de condensation dans le bâtiment qui se produiront dès que la température des parois sera trop faible et peuvent engendrer des risques de moisissures.

WinErgia conseille une température ambiante de 12°C en objectif cible, légèrement supérieure aux 8°C de la réglementation, pour éviter tout risque. Cette valeur est à adapter selon le niveau d’isolation du bâtiment et son inertie.

 

  

Impliquez davantage les occupants

Il faut faire comprendre aux occupants leur rôle dans l’optimisation énergétique et la perception du confort.

Le confort est impacté par des paramètres sur lesquels il est possible d’agir tels que la température ambiante, le rayonnement des parois froides, l’humidité relative, et d’autres sur lesquels les occupants sont acteurs : l’habillement mais aussi l’activité physique.

Les personnes qui viennent travailler à vélo ou à pieds par exemple n’auront pas la même perception du confort que ceux qui viennent en voiture. Nous ne sommes pas tous égos également sur le métabolisme et il faut garder en tête que même les normes sur le confort thermique partent du principe qu’il y a toujours un pourcentage d’insatisfaits, le tout est d’en avoir le moins possible, mais l’objectif 0 est utopique.

Impliquer les occupants est le facteur important de réussite. Les ajustements sont acceptés à cette condition. Si l’on dispose d’une télé-relève sur ses consommations journalières, il est possible de quantifier l’économie réalisée et d’en faire part aux occupants en les sensibilisant, les informant sur les tonnes de CO2 non rejetées, l’impact environnemental joue un rôle positif.

 

Retour en fonctionnement nominal

Enfin, modifier les réglages de régulation ponctuellement pour faire face à une vague de froid intense est toujours possible et indispensable dans certains cas. Mais attention à prévoir « un retour à l’état de fonctionnement nominal » par exemple avec une check list des réglages à rétablir et le nombre de radiateurs d’appoint à récupérer avec leur emplacement, le tout associé à une date précise.

Il est rappelé également que les VMC ont pour objectif principal d’évacuer l’humidité du bâtiment générée par l’occupation, et assurer 25 m3/h d’air neuf par occupant présent. Quand le bâtiment est vide, il n’est donc pas nécessaire de ventiler (sauf cas très particulier de bâtiment ancien avec des parois qui sont assujetties à des problèmes de remontée d’eau par capillarité par exemple ou semi-enterré). La consommation électrique représente généralement 1/5 de l’énergie économisée. La vraie économie est celle sur les précieuses calories que vous gardez dans le bâtiment plutôt que de les extraire toute la nuit et le week-end, c’est autant d’énergie thermique en moins à réinjecter le matin.

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